
La Roche du Creux
Les 7 patrimoines à découvrir
Savoir-faireLa boissellerie
La boissellerie est une activité artisanale consistant en la fabrication de boîtes en bois. L’activité du boisselier est cependant plus large puisqu’elle s’est étendue à divers récipients et ustensiles de bois servant au ménage et à la ferme, mais aussi à d’autres objets comme les jouets en bois.
La boissellerie est très active dans plusieurs régions rurales et boisées de France, particulièrement dans le Jura. L’existence de la boissellerie du Haut-Jura est documentée depuis le début du XVIème siècle. Le boisselier travaille essentiellement l’épicéa, mais aussi le frêne et parfois le hêtre, ou encore l’érable comme au Canada.
Les ateliers jurassiens fabriquaient des récipients de taille diverses, les seilles ou seillons (cuves et seaux, pour la traite du bétail par exemple), des barattes et des moules à beurre, des boîtes à pharmacie et des cabinets d’horloges comtoise, ou encore des tavaillons.
A la fin du XIXème siècle, s’est développée la fabrication de boîtes pour les fromages de type Camembert, qui permettaient un transport plus aisé des ces aliments fragiles, ce qui a favorisé leur diffusion. Au milieu des années 1960, le carton directement imprimable et plus neutre (odeur, hygiène) a remplacé peu à peu le bois. Aujourd’hui certains fromages traditionnels comme le Mont d’Or, l’Époisses en Bourgogne ou le Pont-l’Évêque en Normandie restent commercialisés dans une boîte en bois. On utilise plus spécifiquement le terme de "sanglier" pour l’artisan qui fabrique les sangles des Mont d’Or à partir de lamelles d’épicéa.
Pour s’adapter à l’époque moderne, les boisseliers d’aujourd’hui, après avoir un temps fabriqué des skis, proposent aujourd’hui des jouets et des éléments de petit décoration. Vous pourrez visiter le Musée de la Boissellerie à Bois d’Amont pour découvrir ce savoir-faire.
Histoire et PatrimoineLes tavaillons
Les tavaillons sont des petites planchettes en bois qui recouvrent traditionnellement la cheminée, le toit et les murs des habitations jurassiennes. Ils sont apparus dans le Jura vers le début du XVIIème siècle. Ils remplacent les ancelles, qui étaient des planchettes maintenues à l’aide de lourdes pierres. Les tavaillons étaient taillés durant les longues journées d’hiver, embaumant la pièce d’une bonne odeur de résine. Ils sont fabriqués en épicéa, qui est un bois facile à fendre. La finesse du tavaillon est un gage de qualité car il sèche plus rapidement. Mais dès que l’état des routes a permis le transport aisé de marchandises, les tavaillons ont été remplacés pas la tuile ou la tôle, qui avaient l’avantage de ne pas brûler en cas d’incendie. Pourtant, ce matériau a de nombreuses qualités : il est léger, très isolant, et surtout il ne nécessite aucun entretien.
Histoire et PatrimoineLe bois d’harmonie
Les forêts occupent plus de 50% du territoire du Jura (Jura signifie d’ailleurs "forêt" en langue celte). Parmi ces forêts, la Forêt du Risoux, à 1200m d’altitude est soumise à un environnement particulièrement rigoureux. Le froid, combine à un sol pauvre, sont les deux principaux facteurs d’une croissance très lente des arbres. Cette croissance très lente donne des cernes médullaires plus serrés que les autres épicéas, et donc un bois plus dense et plus tonique. Le bois extrait de ces arbres présente des qualités mécaniques et des caractéristiques sonores supérieures, qui en font un matériau idéal pour la confection des tables d’harmonie par les meilleurs luthiers européens.
Mais avant de finir entre les mains de luthier, l’arbre idéal doit être débusqué, sachant qu’un sur mille remplit les critères souhaités … Tâche ardue, car il faut déceler les qualités du bois d’après le seul aspect extérieur de l’arbre. Une fois repéré, l’arbre est abattu durant la lune décroissante de décembre et débité en quartiers qui sèchent jusqu’au printemps. On découpera ensuite les planchettes, qui vieilliront au moins cinq années avant d’être travaillées.
Milieux naturelsDe la vie dans les arbres morts
Un arbre mort, encore sur pied ou au sol, sert de nourriture et d’habitat à de nombreuses espèces animales et végétales. Oiseaux, mammifères, batraciens, reptiles et notamment les insectes les utilisent pour s’y réfugier, se nourrir, stocker leur nourriture, nicher… Mousses, lichens et champignons trouvent ce cadavre végétal très favorable pour leur développement. L’intervention de ces espèces est essentielle au processus de décomposition de l’arbre. La présence des arbres morts dans une forêt est naturelle et bénéfique pour sa biodiversité.
FauneLes fourmis rousses
Les fourmis des bois et leurs fourmilières géantes ne passent pas inaperçues ? Ces insectes, dont les colonies peuvent atteindre 200 000 individus, sont parfois si nombreux que l’on perçoit un léger bruissement lorsqu’on s’approche d’un de ces nids. Lorsqu’on les dérange, ces petites créatures projettent sur la peau de l’acide formique, un liquide irritant à l’odeur très forte. Certains oiseaux se posent d’ailleurs volontairement dans la fourmilière afin d’éliminer les parasites présents dans leur plumage. Quant aux parasites des arbres, en les régulant, les fourmis évitent ainsi qu’ils ne tuent la forêt.
Pastoralisme et AgricultureLes murets
Les murets de pierre sèche font partie intégrante des paysages et du patrimoine du Haut-Jura. Cette région était par le passé essentiellement vouée à l’agriculture pastorale. Héritier des défrichements tardifs, le paysage est constitué de grands espaces où alternent pâturages, forêts et champs cultivés. Aux XVIIème et XVIIIème siècles, on remplaça les clôtures faites de bois par des murets de pierres afin d’économiser le bois, qui se raréfiait dangereusement, ce qui permettait aussi d’épierrer les sols. Les murets servaient à séparer les parcelles et à contenir le bétail. Mais depuis une soixantaine d’années, de nombreux murs ne sont plus entretenus, les rares exceptions étant dues à la vigilance des communes ou des particuliers.
Histoire et PatrimoineLe clocher de Bois d’Amont
Il existe une grande diversité de clochers à travers l’Europe, mais les clochers francs-comtois se distinguent par leur forme particulière : le dôme à impériale, apparu au XVIIème siècle. Inspiré des clochers florentins des XIVème et XVème siècles, sa forme est courbe, à quatre faces, et il est surmonté du traditionnel globe, de la croix et du coq. La couverture est souvent composée de tuiles vernissées, excepté dans le Haut-Jura, froid et enneigé, où les tuiles sont en métal ou en tavaillons. Le véritable essor du clocher à dôme à impériale fait suite à la guerre de Dix Ans, qui a vu de nombreux édifices religieux détruits, puis reconstruits.
L’enthousiasme provoqué par sa forme originale en a fait un symbole de l’architecture religieuse comtoise. Il existe 664 clochers à dôme à impériale en Franche-Comté. Tous respectent les critères du dôme à impériale à quatre faces, sauf un, celui de Bois d’Amont, dont le dôme à impériale est totalement cylindrique.
Le clocher de Bois d’Amont abrite trois cloches, fondues entre 1838 et 1901, Virginie (462kg), Marie Immaculée (903 kg) et Marie-Marguerite (1500 kg).
Description
- 0.0 km - Au départ de l’Office de tourisme de BOIS D’AMONT, suivez le chemin (balisage jaune) le long de l’Orbe autour du stade de football.
- 0.5 km - Traversez prudemment la Rue du Vivier puis montez le chemin qui s’élève sur les contreforts du Risoux en direction de Sur le Village.
- 0.8 km - A Sur le Village, continuez la montée à droite vers la Route du Risoux. Vous pourrez faire l’aller/retour depuis le poteau Belvédère Sur le Village pour admirer la vue.
- 1.1 km - Arrivés à la Route du Risoux, empruntez à droite la route jusqu’au carrefour de l’Impasse des Combettes.
- 1.2 km - Prenez ensuite à gauche l’Impasse des Combettes sur 100 m, puis montez à gauche le chemin vers le parking des Combettes et la PORTE DES COMBETTES.
- 1.7 km - A la PORTE DES COMBETTES, qui est l’un des départs de ski de fond de la Station des Rousses, continuez tout droit vers le Carrefour Prodhon.
- 1.9 km - Au Carrefour Prodhon, montez à droite le chemin en direction de l’Orpheline.
Le chemin monte dans un premier temps dans la combe puis la quitte à droite pour rejoindre la forêt et un petit chemin en ligne de crête. - 3.0 km - A l’Orpheline, descendez par le chemin à droite jusqu’à la Croisée de la Roche du Creux (balisage jaune/rouge).
- 3.1 km - A la Croisée de la Roche du Creux, empruntez le sentier balisé en jaune, qui mène au belvédère de la ROCHE DU CREUX, appelée Roche Brixenche ou Bresenche en Suisse.
- 3.4 km - La ROCHE DU CREUX offre un incontournable point de vue sur la vallée de l’Orbe.
Prenez le temps d’observer la borne frontière qui marque votre passage en Suisse et le mur-frontière construit dans la vallée qui se prolonge derrière vous dans le Risoux. - 3.6 km - Poursuivez prudemment le sentier avec le balisage suisse (losanges jaunes) qui longe la ligne de crête.
Arrivés au Chemin des Français l’itinéraire redescend par une petite route goudronnée dans la vallée en direction du PRÉ RODET. - 5.6 km - Au lieu-dit du PRÉ RODET, suivez à droite le chemin qui retourne en direction de la France.
Vous pouvez observer sur votre gauche les méandres de l’Orbe dans un premier temps puis le chemin remonte à travers la forêt.
En hiver, la célèbre course de ski de fond « la Transjurassienne » empruntait une partie de ce chemin.
Le parcours remonte légèrement sur la droite et longe les contreforts du Risoux. - 8.0 km - Après avoir passé le mur frontière, regagnez la route goudronnée au Creux. Suivez la route sur 300 m puis un chemin de terre à droite sur 500 m avant de retomber sur la Rue des Coteaux goudronnée. Poursuivez jusqu’au poteau de signalétique de la Rue des Coteaux puis prenez la rue à gauche, la Rue Kaki.
- 9.5 km - En bas de la Rue Kaki, traversez l’Orbe en empruntant à gauche la passerelle et le petit chemin qui vous ramènera au centre de Bois-d’Amont. Retraversez l’Orbe une seconde fois.
- 9.7 km - Vous arrivez sur l’aire de camping-car puis tout droit vers le MUSÉE DE LA BOISSELLERIE avant de revenir à gauche devant l’église à BOIS D’AMONT.
- Départ : Office de tourisme de Bois-d'Amont
- Arrivée : Office de tourisme de Bois-d'Amont
- Communes traversées : Bois-d'Amont
Météo
Profil altimétrique
Zones de sensibilité environnementale
Grand tétras
En hiver, son activité est réduite au minimum. Il passe la quasi-totalité de la journée perché dans un arbre et consomme uniquement des aiguilles de sapin. Une nourriture très peu énergétique. Cette période est critique pour sa survie. Un oiseau subissant un dérangement régulier va puiser dans ses maigres réserves et finir par en subir les conséquences. Sa sensibilité à la prédation aura augmenté, ou bien il dépérira simplement à cause du manque d’énergie. Une autre période critique prend place du printemps au début de l’été avec la couvaison. Si la poule est surprise plusieurs fois, elle va abandonner le nid et laisser ses poussins seuls, sans protection. La survie des jeunes étant déjà très faible naturellement, ce phénomène accentue, d’autant plus, ce risque de mortalité chez les jeunes oiseaux.
Les pratiques qui peuvent avoir une interaction avec le Grand tétras en période de nidification sont principalement les pratiques sportives terrestres comme la randonnée, le ski, le VTT.
- Domaines d'activités concernés :
- Manifestation sportive, Terrestre
- Périodes de sensibilité :
- janv.févr.marsavr.maijuindéc.
- Contact :
Arrêté préfectoral de protection des biotopes des Forêts d’altitude du Haut-Jura
Ces zonages réglementaires sont mis en place pour garantir le maintien de ces forêts représentant l’habitat de nombreuses espèces protégées du massif : Grand Tétras, Gélinotte des bois, Petites chouettes de Montagne, Lynx d’Europe etc…
La réglementation concerne principalement la période du 15 décembre au 30 juin et organise / limite la fréquentation / les activités au sein de ces forêts.
Respecter cette réglementation c’est participer à la protection de ces formidables forêts, et peut être la chance d’observer l’une de ces espèces emblématiques.

- Domaines d'activités concernés :
- Terrestre
- Périodes de sensibilité :
- janv.févr.marsavr.maijuindéc.
- Contact :
Parc naturel régional du Haut-Jura
29 Le Village
39310 Lajoux
03 84 34 12 30
www.parc-haut-jura.fr/
Recommandations
Côté Suisse, suivre le balisage fédéral "jaune".
Pensez à vous munir de vos papiers d'identité car vous vous trouvez sur une frontière.
Avant de partir, nous vous conseillons de lire la rubrique Conseils aux randonneurs, de vous équiper convenablement, de prendre de quoi vous ravitailler, de consulter la météo et de prendre un téléphone chargé. Dans tous les cas, ne surestimez pas vos forces.
Dans le Jura, les randonnées empruntent des chemins et sentiers dans des propriétés privées qui peuvent également servir à d’autres activités. Merci de respecter les lieux en restant sur les sentiers balisés et en respectant les autres usagers (randonneurs, vététistes, cavaliers, mais aussi exploitants forestiers, vignerons, bergers…).
Le Jura est un département nature et sauvage, merci de respecter l’environnement dans lequel vous évoluez : Ne jetez aucun détritus, ne faites pas de feu, ne cueillez pas les fleurs sauvages. Respectez la tranquillité du bétail et de la faune sauvage en restant éloigné des troupeaux, en tenant votre chien en laisse et en refermant les barrières derrière vous. Renseignez-vous sur les zones de protection de biotope, réserves naturelles ou zones Natura 2000 dans lesquelles des restrictions sont applicables.
En cas de météo défavorable (vigilance météo orange ou rouge, vent important, forte pluie…), de travaux forestiers (abattage, débardage…), de travaux sur les sentiers (réfection de sentier, débroussaillage…) ou de zones de chasse en cours ou battue, pour votre sécurité, sachez renoncer et faire demi-tour.
En cas d’urgence, composez le 112 (numero d’urgence européen), 15 (samu) ou le 18 (pompier).
Lieux de renseignement
Office de tourisme de la Station des Rousses
495 rue Pasteur, 39220 LES ROUSSES
Accès routiers et parkings
Depuis les Rousses, prendre la direction de Bois d'Amont par la D415 pour rejoindre le centre de Bois d'Amont. Le départ s'effectue au parking de l'office de tourisme au centre du village de Bois-d'Amont.
Stationnement :
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