
Les Selmembergs
Les 5 patrimoines à découvrir
Pastoralisme et AgricultureChalet d’estive/alpage
Ces habitations servaient à loger les bergers et leurs troupeaux durant la belle saison et à transformer le lait sur place. Les chalets étaient rustiques et sommaires, construits en pierres et en bois et ressemblaient certainement beaucoup aux premières maisons des défricheurs du Jura. La construction d’un chalet d’alpage nécessitait au préalable l’édification d’un four à chaux afin de fabriquer le mortier qui allait sceller les pierres et recouvrir les murs. Le chalet était généralement placé sur une croupe rocheuse. Ensuite des épicéas étaient coupés et des scieurs de long se mettaient à l’œuvre afin de tailler des poutres et des planches. Les tavaillonneurs s’occupaient quant à eux des tavaillons qui recouvrent le toit et parfois les murs. La toiture était généralement à quatre pans. L’intérieur du chalet se divisait en cinq pièces : la cuisine où l’on fabriquait le fromage ; le laitier, toujours dans l’angle nord, le plus froid, où était conservé pendant la nuit le lait de la traite du soir ; la cave à fromage ; l’étable pour les vaches et l’étable pour les veaux. Au milieu de la cuisine se trouvait un gros chaudron en cuivre, dans lequel cuisait le fromage. Les bergers quant à eux dormaient le plus souvent à l’étable, sur un matelas de branches d’épicéas recouvert de paille. L’âtre se résumait à un simple trou sur le sol en terre battue. Un trou dans le toit servait à évacuer la fumée et une trappe était refermée lorsqu’il pleuvait ou lorsque le feu était éteint.
Milieux naturelsLes tourbières
Une tourbière, par définition, est une zone humide, colonisée par la végétation, dont les conditions écologiques particulières ont permis la formation d’un sol constitué d’un dépôt de tourbe.
À cette altitude, dans le Haut Jura, les conditions climatiques sont très rudes : hivers très froids et longs, moyenne annuelle des température basse, précipitations abondantes et notamment en hiver avec la neige durant plusieurs mois, absence de périodes sèches de longue durée. Ces conditions géologiques et climatiques sont extrêmement favorables à l’installation de milieux naturels très originaux : les tourbières.
Les tourbières jouent un rôle dans le cycle de l’eau naturelle, à la fois réserve d’eau et éponge puisque les mousses stockent l’eau, et épuration de l’eau par la tourbière qui joue le rôle de filtre.
Ces milieux naturels abritent également de nombreuses espèces végétales et animales, insectes et oiseaux qui sont pour certaines protégées.
Le programme Life Tourbière du Jura vise à réhabiliter leurs fonctions naturelles de purificateur et régulateur des masses d'eau, de puits de carbone qui absorbe les gaz à effet serre, de créateur de biodiversité remarquable.
GéologieGéologie du Jura : crêts et combes
Une combe est une vallée qui se forme au sommet d'un anticlinal. De chaque côté, elle est "enfermée" par des versants appelés des crêts. Le plissement au sommet d'un anticlinal favorise en effet l'érosion des couches calcaires. L'élargissement progressif des fissures provoquées grâce notamment à l'eau de pluie et au gel finit par former combes et crêts.
Histoire et PatrimoineHabitat typique du Haut-Jura
Lamoura est soumis à un climat rigoureux, et c'est dans l'habitat que l'adaptation de l'homme aux éléments est la plus visible. En effet, les toitures sont robustes afin de résister au poids important de la neige. Le faîtage est orienté sud-ouest/nord-est. Cette caractéristique favorise le balayement de la neige par le vent et limite les risques de surcharge. Les angles des murs et les encadrements de portes et de fenêtres sont en pierres de taille, le reste est en roches calcaires recouvertes d'un enduit à la chaux. Le mur sud-ouest, qui est le plus exposé aux intempéries, est recouvert d'un matériau imperméable et isolant : tavaillon, tôle. Ce type de ferme a la particularité de réunir sous le même toit le fourrage, le bois de chauffage, le bétail et les pièces à vivre. On le nomme "ferme-bloc", car toutes les fonctions sont réunies dans le même volume afin d'économiser la chaleur et d'éviter de sortir durant l'hiver. Mais cette accumulation de matière combustible augmentait les risques d'incendies. C'est donc dans le but de mettre à l'abri les "richesses" de la famille que les greniers-forts furent bâtis.
Benjamin Becker Savoir-faireLes lapidaires
La région de Lamoura est réputée pour son artisanat de la pierre précieuse, étrange activité pour un village loin de tout filon !
Par le passé, les Lamourantins étaient agriculteurs, mais les rudes conditions climatiques hivernales rendaient le travail aux champs impossible. L'hiver était donc consacré aux travaux d'intérieur peu rémunérateurs. Mais deux événements changèrent ces habitudes : en 1550, Lamoura accueillit des catholiques genevois chassés par les protestants, qui amenèrent avec eux leur savoir-faire : le travail des gemmes. Puis, en 1685, la révocation de l'Édit de Nantes poussa les lapidaires et diamantaires de Paris à fuir vers la Suisse, et certains s'installèrent dans le Haut-Jura. Les lapidaires confièrent alors de menus travaux aux paysans hauts-jurassiens, qui y trouvèrent une source de revenus complémentaires. Ces travaux d'hiver étaient appelés "métiers de fenêtres" car il était nécessaire de se placer devant une ouverture pour jouir d'une bonne luminosité. Cette habitude a d'ailleurs laissé ses marques dans l'architecture, puisque de nombreuses maisons possèdent des fenêtres d'une grandeur inhabituelle dans une région où, au contraire, on réduisait la taille des ouvertures pour se protéger du froid.
La fin du XIXème siècle voit l'installation de plusieurs usines et la mise en place de coopératives. On estime qu'en 1920, pas loin de 8 000 lapidaires étaient installés dans le Haut-Jura. Mais le krach de 1929 puis la Seconde Guerre mondiale bouleversent l'économie et peu d'entreprises lapidaires et diamantaires survivent dans le Haut-Jura. Aujourd'hui, il ne reste plus que quelques artisans, véritables artistes, qui savent dompter la lumière et faire rayonner les pierres de toute leur beauté.
Description
- 0.0 km - Dos à l’Office de tourisme de Lamoura (LAMOURA OT), longez à droite la RD25 (balisage jaune). Continuez ensuite tout droit en suivant la route de Lajoux (RD292).
- 0.5 km - Au carrefour du Versoix, continuez tout droit sur 250m le long de la route, en suivant le balisage jaune/rouge. L’itinéraire mène ensuite dans la forêt (à gauche avant le gîte) pour emprunter « le Sentier des Amoureux » qui vous conduit jusqu’au LAC DE LAMOURA.
Le nom de « Versoix » vient du vieux français « Versoi », qui signifie « repère de chasse ». - 1.5 km - Au LAC DE LAMOURA, empruntez le platelage en bois pour faire le tour du lac par la gauche et découvrir la tourbière et les autres richesses naturelles du site.
Le lac que vous avez sous les yeux se trouve à 1155m d’altitude, c’est le plus haut des lacs jurassiens. Sa superficie est équivalente à six terrains de football ! Sa profondeur maximum est de 7 mètres. Vous remarquerez qu’il est bordé par une tourbière au nord-est. - 2.8 km - Au carrefour des Rives du Lac, empruntez le petit sentier qui monte en escalier à gauche dans la forêt.
Soyez prudent, la montée est assez raide et parfois glissante par temps humide.
En haut de la montée, poursuivez à gauche jusqu’au belvédère pour admirer la vue Sur le Lac. Traversez ensuite la petite combe jusqu’au poteau de signalétique directionnelle Sur le Lac et prenez le sentier qui part à droite (balisage jaune) en direction du Bas des Thoramys. - 3.9 km - Au Bas des Thoramys, poursuivez en descendant tout droit (balisage jaune/rouge) sur le chemin de desserte forestière. Le chemin débouche ensuite sur la RD292, traversez-la prudemment pour atteindre la place à bois. L’itinéraire descend à gauche à travers champs puis remonte en face vers le Haut de la Giraude.
- 4.8 km - En Haut de la Giraude, suivez à gauche le balisage jaune jusqu’au bout de la petite route goudronnée.
- 5.7 km - Arrivés en bas, prenez à gauche et longez la maison par la droite en suivant le balisage puis remontez dans la forêt. Aux Fournets, prenez le chemin à droite en direction du Haut des Selmembergs. Ce sentier est bordé par un amoncellement de pierres puis descend par un large chemin jusqu’à la caserne des pompiers sur la RD304.
Vous pouvez observer une maison en ruine sur votre gauche. A l’époque où elle fut construite, elle se trouvait au milieu des champs. Selmembergs aurait plusieurs origines possibles : ce nom a la consonance germanique étrange ferait référence à Mainberthus, un dignitaire de l’Abbaye de Saint-Claude venu défricher les joux (forêts) du Haut-Jura. « Celleta » désigne une «hutte de pâture». La « Celleta Mainberthus » aurait pu désigner la première implantation humaine de la région de Lamoura. Au fil des siècles, « Celleta Mainberthus » se serait transformé en « Cellmenberth » puis en « Selmembergs ». - 6.7 km - Empruntez à gauche la RD304 puis à droite la RD436 sur 250m. Dans le virage, remontez la petite route en impasse à droite et suivez ensuite le large chemin le long des pâtures. Retrouvez ensuite la route et prolongez tout droit sur le Chemin des Foueneurs jusqu’au Haut des Selmembergs.
De nombreuses bâtisses le long du parcours témoignent de l’activité pastorale passée et présente ; elles ont entre 100 et 200 ans et présentent des éléments typiques des fermes du Haut-Jura : coches, bataillées, greniers forts, ... - 8.4 km - En Haut des Selmembergs, remontez à gauche vers le village en longeant prudemment la RD304 sur 500m.
- 8.9 km - Prenez ensuite sur votre droite le chemin des Marmottins en direction du Bourg.
- 9.3 km - Au carrefour du Bourg, prenez deux fois à droite. Continuez tout droit au carrefour du Bruchet pour retourner à l’Office de tourisme de Lamoura (LAMOURA – OT) par la Grande Rue.
- Départ : Office de tourisme de Lamoura
- Arrivée : Office de tourisme de Lamoura
- Communes traversées : Lamoura et Septmoncel les Molunes
Météo
Profil altimétrique
Zones de sensibilité environnementale
Grand tétras
En hiver, son activité est réduite au minimum. Il passe la quasi-totalité de la journée perché dans un arbre et consomme uniquement des aiguilles de sapin. Une nourriture très peu énergétique. Cette période est critique pour sa survie. Un oiseau subissant un dérangement régulier va puiser dans ses maigres réserves et finir par en subir les conséquences. Sa sensibilité à la prédation aura augmenté, ou bien il dépérira simplement à cause du manque d’énergie. Une autre période critique prend place du printemps au début de l’été avec la couvaison. Si la poule est surprise plusieurs fois, elle va abandonner le nid et laisser ses poussins seuls, sans protection. La survie des jeunes étant déjà très faible naturellement, ce phénomène accentue, d’autant plus, ce risque de mortalité chez les jeunes oiseaux.
Les pratiques qui peuvent avoir une interaction avec le Grand tétras en période de nidification sont principalement les pratiques sportives terrestres comme la randonnée, le ski, le VTT.
- Domaines d'activités concernés :
- Manifestation sportive, Terrestre
- Périodes de sensibilité :
- janv.févr.marsavr.maijuindéc.
- Contact :
Recommandations
Avant de partir, nous vous conseillons de lire la rubrique Conseils aux randonneurs, de vous équiper convenablement, de prendre de quoi vous ravitailler, de consulter la météo et de prendre un téléphone chargé. Dans tous les cas, ne surestimez pas vos forces.
Dans le Jura, les randonnées empruntent des chemins et sentiers dans des propriétés privées qui peuvent également servir à d’autres activités. Merci de respecter les lieux en restant sur les sentiers balisés et en respectant les autres usagers (randonneurs, vététistes, cavaliers, mais aussi exploitants forestiers, vignerons, bergers…).
Le Jura est un département nature et sauvage, merci de respecter l’environnement dans lequel vous évoluez : Ne jetez aucun détritus, ne faites pas de feu, ne cueillez pas les fleurs sauvages. Respectez la tranquillité du bétail et de la faune sauvage en restant éloigné des troupeaux, en tenant votre chien en laisse et en refermant les barrières derrière vous. Renseignez-vous sur les zones de protection de biotope, réserves naturelles ou zones Natura 2000 dans lesquelles des restrictions sont applicables.
En cas de météo défavorable (vigilance météo orange ou rouge, vent important, forte pluie…), de travaux forestiers (abattage, débardage…), de travaux sur les sentiers (réfection de sentier, débroussaillage…) ou de zones de chasse en cours ou battue, pour votre sécurité, sachez renoncer et faire demi-tour.
En cas d’urgence, composez le 112 (numero d’urgence européen), 15 (samu) ou le 18 (pompier).
Lieux de renseignement
Office de tourisme de la Station des Rousses
495 rue Pasteur, 39220 LES ROUSSES
Accès routiers et parkings
Depuis Saint-Claude, prendre la direction des Rousses par la D436, à la sortie de Septmoncel, prendre la D25 en direction de Lamoura. Départ au parking du point-infos de Lamoura situé au centre du village. (459 Grande Rue)
Stationnement :
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