Tresberruy - Grotte du Célary
SB-SOGESTAR
Lamoura

Tresberruy - Grotte du Célary

Géologie
Naturel
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Au gré de votre parcours, observez les nombreuses pâtures éparpillées au coeur de la forêt de Tresberruy abritant les fermes isolées.

Fiche randonnée pédestre 05 de la Station des Rousses


Les 5 patrimoines à découvrir

  • Géologie

    Dolines

    Le passage répété de l’eau sur les terrains calcaires a formé un paysage que l’on appelle "karstique". Le sous-sol jurassien est parcoure par un réseau de fissures, de failles et de rivières souterraines, le calcaire qui le compose étant sans cesse soumis à une forte érosion. Une doline est une dépression dans le paysage, formée de manière naturelle par cette érosion. Elle se forme lorsque le plafond d’une cavité souterraine s’effondre. Ses dimensions peuvent varier de quelques mètres à plusieurs dizaines de mètres de diamètre. Les dolines sont des endroits intéressants à plus d’un titre. L’agriculture, en particulier, y trouve de nombreux intérêts. La forme en cuvette de la doline amène naturellement la terre végétale à s’accumuler au fond, formant des zones de fertilité supérieure à celle des alentours. L’imperméabilisation de la doline peut aussi donner naissance à une zone humide, que l’on peut utiliser pour abreuver le bétail.
  • Histoire et Patrimoine

    Défrichements et premiers peuplements

    Les premiers peuplements de la région de Lamoura sont liés à la ville de Saint-Claude, dont l’origine remonte au Vème siècle. La colonisation de ce territoire débuta avec le défrichage des forêts sous l’impulsion des moines de l’abbaye de Saint-Claude. Les premières occupations étaient temporaires et se limitaient à la belle saison. Le reste du temps, les hommes redescendaient dans les vallées. L’habitat se résumait à quelques cabanes en bois, dispersées au milieu des champs nouvellement ouverts : les chaumes.Les moines de l’abbaye de Saint-Claude attirèrent les premiers colons et leur attribuèrent une terre à cultiver contre le paiement d’impôts et l’acceptation de corvées, sous le régime de la "Mainmorte". Cette contrainte, qui obligeait les paysans à habiter sur les terres qui leur étaient allouées, est à l’origine de la dispersion de l’habitat, les fermes se retrouvant isolées les unes des autres par les terrains exploités.

    Puis, petit à petit, autour des "chaumes" primitives se mirent en place de petites communautés, embryons des hameaux et lieux-dits actuels. L’habitat dispersé que l’on observe toujours aujourd’hui est héritier de cette colonisation du territoire haut-jurassien.
  • Histoire et Patrimoine

    L’habitat haut-jurassien

    C'est dans l'habitat que l’adaptation de l’homme aux éléments est la plus visible. En effet, les toitures sont robustes afin de résister au poids important de la neige. Les demeures haut-jurassiennes avaient aussi la caractéristique de réunir sous le même toit le fourrage, le bois de chauffage, le bétail et les pièces à vivre. Cette organisation nommée « ferme-bloc », permettait de sortir le moins possible durant l’hiver et de bénéficier de la chaleur des animaux pour chauffer la maison tout en économisant le bois de chauffage. Mais cette accumulation de matière combustible augmentait les risques d'incendie. C'est donc dans le but de mettre à l’abri les « richesses » de la famille que des greniers-forts furent bâtis à distance des fermes.
  • Géologie

    Géologie du Jura : Combe Arbey

    Une combe est une vallée creusée par l'érosion de la voûte anticlinale d'un pli. Plus simplement, il s’agit du sommet d’une montagne en forme de plis qui s’est creusé. La combe est entourée par des versants escarpés : les crêts. Cette formation géologique est particulièrement fréquente dans le Jura car son sol est riche en calcaire, roche qui s’use rapidement sous l’action de l’eau et du gel.

    Arbey vient du patois Arp, qui signifie "alpage". Il désigne ici un chalet d'alpage.

  • Benjamin Becker
    Savoir-faire

    Les lapidaires

    La région de Lamoura est réputée pour son artisanat de la pierre précieuse, étrange activité pour un village loin de tout filon !

    Par le passé, les Lamourantins étaient agriculteurs, mais les rudes conditions climatiques hivernales rendaient le travail aux champs impossible. L'hiver était donc consacré aux travaux d'intérieur peu rémunérateurs. Mais deux événements changèrent ces habitudes : en 1550, Lamoura accueillit des catholiques genevois chassés par les protestants, qui amenèrent avec eux leur savoir-faire : le travail des gemmes. Puis, en 1685, la révocation de l'Édit de Nantes poussa les lapidaires et diamantaires de Paris à fuir vers la Suisse, et certains s'installèrent dans le Haut-Jura. Les lapidaires confièrent alors de menus travaux aux paysans hauts-jurassiens, qui y trouvèrent une source de revenus complémentaires. Ces travaux d'hiver étaient appelés "métiers de fenêtres" car il était nécessaire de se placer devant une ouverture pour jouir d'une bonne luminosité. Cette habitude a d'ailleurs laissé ses marques dans l'architecture, puisque de nombreuses maisons possèdent des fenêtres d'une grandeur inhabituelle dans une région où, au contraire, on réduisait la taille des ouvertures pour se protéger du froid.

    La fin du XIXème siècle voit l'installation de plusieurs usines et la mise en place de coopératives. On estime qu'en 1920, pas loin de 8 000 lapidaires étaient installés dans le Haut-Jura. Mais le krach de 1929 puis la Seconde Guerre mondiale bouleversent l'économie et peu d'entreprises lapidaires et diamantaires survivent dans le Haut-Jura. Aujourd'hui, il ne reste plus que quelques artisans, véritables artistes, qui savent dompter la lumière et faire rayonner les pierres de toute leur beauté.

Description

  1. 0.0 km - A l’Office de tourisme de Lamoura (LAMOURA OT), suivez à gauche sur 300m la Grande Rue balisée en jaune pour traverser le village en direction du Bruchet. Prenez ensuite la petite route qui monte à droite vers le Haut du Bruchet
    Bruchet vient de l’ancien français Brosse qui désigne « un lieu rempli de broussailles ».

  2. 0.5 km - Au Haut du Bruchet, prenez le chemin qui monte fortement à droite puis longe la Combe Arbey. Le chemin alterne entre terrains de pierre et de terre, avec des passages parfois boueux par temps humide. 
    Arbey vient du patois Arp «alpage» et désigne ici un chalet d’alpage.

  3. 2.4 km - Le chemin débouche sur une combe. Suivez l’itinéraire qui monte sur la gauche et retourne dans les bois. Arrivé au carrefour de Tresberruy, prenez à droite vers le Village Vacances.

  4. 3.1 km - Au carrefour du Village Vacances poursuivez ensuite sur le chemin qui part à gauche et qui traverse la forêt de Tresberruy. 
    Tresberruy vient probablement du patois « berrio », « rocher » et de « tres », « le lieu, l´endroit », Tresberruy serait donc « le lieu où se trouve le rocher ». 
    Au terme de la descente, le chemin rejoint le Chalet Double.

  5. 4.9 km - Au carrefour du Chalet Double, suivez le chemin à gauche. Au bout de 500m, traversez la RD304 prudemment et longez-la à droite sur 200m avant de tourner de nouveau à gauche à travers les prés. Ces prairies sont parsemées de dolines. Une succession de chemins traverse les pâtures et permet de rejoindre le hameau des Baumettes.

  6. 7.1 km - Au carrefour des Baumettes, quittez la petite route goudronnée. Suivez à droite le sentier qui monte à travers champs et conduit jusqu’à la forêt. Prenez le temps d’admirer la vue qui donne sur la combe et sur les Monts Jura.
  7. 8.3 km - Au carrefour Sous Célary, prenez le sentier à droite qui conduit jusqu’à la GROTTE DU CÉLARY et offre un point de vue remarquable. Empruntez avec prudence les escaliers donnant accès à la grotte.
    Après avoir profité du site, reprenez le même itinéraire jusqu’au carrefour Sous Célary puis bifurquez à droite pour poursuivre le chemin. 
    Célary, du Latin cellarium « cellier ». La grotte du Célary, grâce à sa fraîcheur naturelle, servait probablement de cellier par le passé.

  8. 9.1 km - Arrivé au Bois des Éterpets prenez le sentier à gauche pour redescendre et sortir de la forêt. 
    « Éterpets » désigne un lieu défriché où les souches ont été arrachées à la houe, de l´ancien français « estarpeis » (extirper). 
    L’itinéraire débouche à la lisière du bois, à gauche, traversez les champs. Aux Éterpets, continuez sur le chemin à gauche jusqu’à la Chaux Berthod puis à la PORTE DE LA CHAUX BERTHOD.

  9. 11.6 km - A la PORTE DE LA CHAUX BERTHOD, traversez prudemment la route pour suivre le chemin en face, qui traverse le bois de Tresberruy. 
    Chaux-Berthod : Chaux en vieux français désigne un pâturage de montagne.
    « Berthod » est issu du prénom « Bertholdus », un dignitaire de l’abbaye de Saint-Claude qui serait venu défricher les hautes terres vers l’an 800.

  10. 13.1 km - Au carrefour de la Combe Arbey, suivez sur votre droite le large chemin jusqu’au Haut du Bruchet. Puis redescendez la route que vous avez empruntée à l’aller et qui revient jusqu’au village de Lamoura (LAMOURA OT) en passant par le Bruchet.
  • Départ : Office de tourisme de Lamoura
  • Arrivée : Office de tourisme de Lamoura
  • Communes traversées : Lamoura

Météo


Profil altimétrique


Recommandations

Avant de partir, nous vous conseillons de lire la rubrique Conseils aux randonneurs, de vous équiper convenablement, de prendre de quoi vous ravitailler, de consulter la météo et de prendre un téléphone chargé. Dans tous les cas, ne surestimez pas vos forces.

Dans le Jura, les randonnées empruntent des chemins et sentiers dans des propriétés privées qui peuvent également servir à d’autres activités. Merci de respecter les lieux en restant sur les sentiers balisés et en respectant les autres usagers (randonneurs, vététistes, cavaliers, mais aussi exploitants forestiers, vignerons, bergers…).

Le Jura est un département nature et sauvage, merci de respecter l’environnement dans lequel vous évoluez : Ne jetez aucun détritus, ne faites pas de feu, ne cueillez pas les fleurs sauvages. Respectez la tranquillité du bétail et de la faune sauvage en restant éloigné des troupeaux, en tenant votre chien en laisse et en refermant les barrières derrière vous. Renseignez-vous sur les zones de protection de biotope, réserves naturelles ou zones Natura 2000 dans lesquelles des restrictions sont applicables.

En cas de météo défavorable (vigilance météo orange ou rouge, vent important, forte pluie…), de travaux forestiers (abattage, débardage…), de travaux sur les sentiers (réfection de sentier, débroussaillage…) ou de zones de chasse en cours ou battue, pour votre sécurité, sachez renoncer et faire demi-tour.

En cas d’urgence, composez le 112 (numero d’urgence européen), 15 (samu) ou le 18 (pompier).


Lieux de renseignement

Office de tourisme de la Station des Rousses

495 rue Pasteur, 39220 LES ROUSSES

https://www.lesrousses.com/infos@lesrousses.com03 84 60 02 55

Accès routiers et parkings

Depuis Saint-Claude, prendre la direction des Rousses par la D436, à la sortie de Septmoncel, prendre la D25 en direction de Lamoura. Départ au parking du point-infos de Lamoura situé au centre du village. (459 Grande Rue) 

Stationnement :

Parking du point-infos de Lamoura situé au centre du village. (459 Grande Rue)

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